Logement social jne meilleure répartition

LOGEMENT SOCIAL En 2025, les communes des grandes agglomérations devront se doter de 20 à 25% de logements sociaux. Bonne idée afin de pourvoir les besoins et de permettre de loger le maximun de personnes. Nombre de villes ne sont pas encore arrivées à ce nombre et se défendent en arguant le manque de foncier disponible afin de construire des logement sociaux, d'autres de manière délibérée préfèrent s'acquitter des amendes prévues par la loi plutôt que de respecter cet règle de solidarité. L'argent de doit pas permettre de passer au dessus de cet impératif de solidarité dans la répartition des logements sociaux, il n'est pas acceptable de pouvoir "se payer" ainsi notre tête. Les amendes aussi fortes soient elles devraient être retirées de la loi et remplacer par une obligation d'acquisition de logement afin d'en faire des logements sociaux. Parce qu'on a pas besoin d'immeubles entiers neufs mais d'appartements sociaux. Alors toutes villes ne possédant pas les 20 à 25% réglementaires devraient être obligé d'acheter des appartements en vente dans leur ville, avec leur droit de préemption afin de les proposer en logement social. Cet achat devant se faire au prix du marché, les propriétaires vendeurs ne devant pas être dupés. On mettrait fin ainsi à cette hypocrisie des amendes, l'argent ne doit pas pouvoir permettre de s'exempter de la solidarité. - Répartition des logements sociaux Les logements sociaux étant destinés aux personnes en difficulté, le but de cette loi est de limiter une trop grande densité de ces logements dans certains endroits et une absence dans d'autres. En effet une accumulation de population en difficulté financière dans une même zone accentue les difficultés initiales. Par exemple, les populations les plus pauvres en demande de logements sociaux sont souvent des populations immigrées qui en plus de difficultés financières peuvent aussi avoir un besoin d'intégration (apprentissage de la langue, formation professionnelle...) plus important. On remarque que les populations se regroupent souvent par communauté. Par facilité, par affinité, par entraide, peut importe les raisons, c'est un comportement humain classique. Prenons l'exemple du quartier français de Londres, c'est naturel, chaque communauté quelque soit son origine ou son lieu de résidence adopte le regroupement. Prenons l'exemple de l'apprentissage de la langue. C'est plus difficile à entreprendre si autour de vous les gens comprennent votre langue natale, la nécessité n'est pas la même si le besoin n'est pas fondamental. Par exemple, un enfant partant apprendre l'anglais en séjour linguistique progressera toujours mieux s'il est en immersion totale que si il est en cours d'anglais avec d'autres français et ne retrouve sa famille d'accueil que le soir. La mixité sociale est de moins en moins présente à petite échelle. L'arrivée massive des ascenseurs dans les immeubles haussmaniens à aussi limité cette mixité sociale. Les personnes agées vivant au 5ème étage peuvent rester chez elle ms plus longtemps, alors qu'autre fois, les étages élevés se libéraient plus rapidement et étaient repris par une population plus jeune pour qui le nombre d'étages à monter était une contrainte plus acceptable. C'est cette mixité sociale qu'il faut réinventer dans les agglomérations, grâce à une gestion des logements sociaux (mais même étudiants) différente. La répartition des logements sociaux doit donc être encore plus éparpillées. En prenant 20% de logements sociaux au sein de chaque copropriété, de chaque lotissement, de chaque quartier, la répartition et l'intégration serait beaucoup plus efficace. Tout le monde aurait à y gagner. Les locataires de ces logements sociaux seraient par définition et par obligation mieux intégrés dans notre société parcequ'ils le sont dans l'immeuble dans lequel ils vivent. Il n'y aurait plus ce réflexe archaïques d'avoir "peur" de cet immeuble de logements sociaux qui se construit en face de chez soit parce qu'on connait mieux la famille du logement social de son immeuble que la vie nous permet de côtoyer tous les jours, plutôt qu'une famille de l'immeuble social d'en face que je ne croise ni ne connait. La mixité à l'échelle humaine, et quotidienne règle de manière invisible beaucoup de difficultés qui sont principalement du à de la méconnaissance et de l'appréhension. - Des difficultés d'organisations Bien sur il est plus facile de gérer des appartements regroupés en un seul immeuble que répartis au sein d'une rue ou d'un quartier. Mais il existe aussi beaucoup de problèmes secondaires qui ne sont pas pris en compte dans cette réflexion et qui doivent être réglés quand même, par ailleurs. Prenons l'exemple de la carte scolaire. Combien de fois entends t'on: "dans cette école le niveau scolaire n'est pas bon, je vais mettre mon enfant dans le privé". Oui cette école rassemble les enfants du quartier populaire, oui les difficultés sont peut être plus grandes qu'ailleurs, mais le fait que les familles moins en difficultés sortent leur enfant de cette école pour les mettre dans une autre où la mixité sociale est moindre, va amplifier ces difficultés. Si la répartition des population en difficulté est initialement répartie de manière homogène, alors ce phénomène existera moins et ses conséquences aussi. On pourrait reprendre cet exemple avec beaucoup d'aspect comme le communautarisme, l'isolement des territoires, le racisme... beaucoup de problèmes qu'on essaye de résoudre en les ayant en partie nous même créés. Ça implique de changer la manière de gérer ces logements, de vendre les actuels, ou de les mettre en location comme un bien de marché, pour de l'autre côté acheter d'autres appartement, mieux répartis sur le territoire. Il faut trouver un équilibre, trouver des moyens de gérer différemment cette question de mixité sociale. À l'heure ou on est capable d'acheter et de vendre des centaines de fois dans la même journée 1 tonne de riz depuis son canapé sans jamais en avoir vu la couleur, on doit être capable de gérer des appartements sociaux éparpillés sur le territoire. Il faut juste choisir de privilégier l'humain et on pourrait même être surpris des conséquences positives dont on ne soupçonne pas encore l'existence.

Partager cette idée

Montrer 5 réactions

Quel est votre avis sur cette idée ?
  • Olivier Valongo
    a fait un commentaire 2019-02-12 21:37:06 +0100
    En complément de cette excellente proposition je rajouterais deux remarques. Une concerne les gestionnaires des logements sociaux qui se moquent de savoir si dans tel ou tel immeuble il n’y a déjà pas trop de gens de la même communauté et la seule chose qui les intéresse sont les statistiques. Il faudrait leur imposer une meilleure répartition et une plus grande mixité sociale dans les immeubles. L’autre serait de créer des cours du soir obligatoires pour les étrangers qui ne parlent pas français. Ces cours pourraient être donnés par d’anciens professeurs à la retraite par exemple. Cette solution permettrait une plus grande mixité et les gens de différentes origines pourraient ainsi se comprendre.
  • Olivier Valongo
    a marqué ceci D'accord 2019-02-12 21:37:05 +0100
  • Clement Galland
    a marqué ceci D'accord 2019-02-12 00:25:14 +0100
  • Gerard G.
    a marqué ceci D'accord 2019-02-11 18:48:05 +0100
  • Clement Galland
    a publié cette page sur Pauvreté 2019-02-11 13:55:41 +0100