Maison de santé pour les communes de plus de ..... habitants

Au vu du nombre de villages ou villes moyennes qui voit se dépeupler le nombre de professionnels de santé, il me paraitrait intéressant tout comme la loi SRU d'obliger les communes à s'investir sur le sujet en mettant en place des maisons de santé, fédératrice d'un rassemblement des professionnels, facilitant pour ses habitants l'accès au soins.

Partager cette idée

Montrer 4 réactions

Quel est votre avis sur cette idée ?
  • Eloïse Girault
    a suivi cette page 2019-06-15 09:13:19 +0200
  • Michèle Duclos
    a fait un commentaire 2019-03-03 07:47:14 +0100
    La maison de santé est une bonne idée, qui a été déjà expérimentée dans certaines communes sans succès.
    1er problème : Comment attirer les professionnels de santé, y compris les pharmaciens dans les déserts médicaux ?
    Le pivot de ces maisons de santé devrait être un médecin généraliste au minimum. Or, peu de médecins, pour ne pas dire aucun, souhaitent s’établir dans les villages de campagne, car ils ne sont pas certains d’avoir un revenu aussi intéressant qu’en ville. Sans compter les déplacements. Il faudrait instaurer parallèlement sous une forme ou une autre un service obligatoire d’une durée à déterminer (1 an, 2 ans, 5 ans) à la fin de leurs études avec des contreparties attractives (par exemple, salariés par la Commune, le Département, ou la Région, logement de fonction, au moins une voiture de fonction (électrique) pour leurs déplacements en campagne, la voiture de fonction étant commune à tous les intervenants de la maison de santé).
    2ème problème :
    Je doute que les petites communes soient en mesure d’assurer le financement de ces maisons de santé. Qui va payer ?
    Remarque : tout cela aurait dû être fait depuis longtemps. Or, cela fait plus de 30 ans que les déserts médicaux, les déserts administratifs, et même alimentaires s’installent dans les campagnes. Or dans ces campagnes vivent et travaillent des paysans, des artisans, qui nourrissent la population et sont obligés de faire des kilomètres pour se soigner. Notre parti a été au gouvernement pendant plusieurs années, mais a fait d’autres choix stratégiques, économiques et financiers que celui là et donc participé à l’installation de ces déserts pour des raisons électoralistes, en les laissant en outre aux mains des partis populistes. Je suis donc très sceptique sur sa capacité à faire marche arrière une fois au gouvernement, car l’objectif d’un élu est, au stade décisionnel (assemblée nationale, Sénat, Présidence) bien sûr d’être réélu. On voit ce que cela a donné aux dernières élections. Alors quitte à ne pas repasser aux élections suivantes, autant frapper un grand coup, et faire ce qu’il faut pour nos concitoyens les plus défavorisés.
  • Michèle Duclos
    a marqué ceci Mitigé 2019-03-03 07:47:13 +0100
  • christophe Bertin
    a publié cette page sur Santé et territoires 2019-03-02 00:46:00 +0100